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- un souvenir

    la lune est la lune
est la lune est la lune est
la lune est la lune est
la lune est la lune est la
lune est la lune est la lune
est la lune est la lune
est la lune et la
lune est

pour sadia

LÀ-HAUT ET LÀ-BAS!

jusqu'aux étoiles
le souffle comme mes poumons est
une distance jusqu'aux vastes déserts
de ciel turquoise
des pyramides de ciels, le souffle
est une distance est une ouverture
du haut
du monde

Tu me disais que les étoiles brillaient
comme mes yeux
que c'était impossible
qu'elles brillent autant
Mais l'édifice est ton
corps, bien sûr, comment
ne pourrait-il pas l'être,
l'édifice est ton corps.

la lune est la mère


la lune est la mère, le soleil
le père, la terre
l'enfant de -
tenu dans l'espace par leur
balance harmonieuse des tensions
la nuit & le jour
     les côtés opposés du ciel
Voilà.
      La terre s'approfondit
en elle-même. découvre la
      peine du soleil, la fierté
   de la lune – la terre vit
Prête à relever la tête du
père & pardonner
(la lumière n'était pas que lumière, la
peur n'était pas faite de nuit)
la présence de
la pierre vivante, prête à se
réincarner
en une étoile.

Les ciels clairs et rapides du précoce Octobre
apportent avec eux

des vents de souvenirs, vécus encore

Submergé, tu t'assujettis
aux cônes inclinés et triangles balancés
pour trouver la solution.

Pour quelle raison
ces souvenirs
te causent-ils autant de peine?

L'émasculation, ou
la compréhenion inhumaine d'amis superficiels

Seule la douleur s'anime.

Il y a tant d'autres douleurs

Vis encore,

elle vient
elle te parle,
elle te pose des questions,
qui ne seront répondues que si tu les écoutes

si ton être les supporte.
tu te casses tu te fissures

espace brisé pour
purifier

Je suis fait de
ce qui t'anime

Ecoute, jusqu'à ce que la douleur s'amenuise
& que la beauté de la douleur prenne le dessus

& que ce qui s'anime forme une sphère
& que d'hors de ton coeur sorte
un objet déformé du poli au raffiné
flottant

ii


Quand je t'ai dit qu'octobre
était le mois d'exhumation
tu m'as dit que tu étais d'accord,

que c'était comme être déterré.
des chaînes dorées de noir
dans les sombres ombres de
tes larges pomettes

chacune reliée d'un lien
à ton front &
pendant sous tes joues

l'ombre des formes qui s'animent
sous la surface
là où quelqu'un ou quelque chose,
parle pour toi

quand encore je pose un pieds dehors
vêtu d'un voile aux signes mystères
réfléchis dans le ciel et le jardin
une étoile asexuée *

à la lumière du nouveau jour
je réorganise la pièce, pousse la
table derrière

& quatre graines de citrouille
m'attendent
par terre.

Beau W. Beakhouse est une écriture et artiste à Cardiff. Il travaille avec le texte et vidéo, et aussi le travaille d’installation et aux résidence. Il est particulièrement intéressé en le spirituel, le métaphysique, le poétique, le radical, l’expérimental, et l’avant garde, en le décolonisation et post-colonialité et en déconstruction. @BeauWBeakhouse

Traduite par Aggie Lemm